L’expression : Ali Benflis compte saisir la justice

L’expression : Ali Benflis compte saisir la justice

Il y a des formations politiques telles que l’UDS de Karim Tabbou et le parti de l’ex-candidat à l’élection présidentielle, Ali Benflis qui subissent des tracasseries administratives interminables au département de l’intérieur.

D’autres associations, syndicats autonomes à l’image de ceux des postiers et de Sonelgaz, subissent le diktat de l’administration. Plus particulièrement le département de Tayeb Belaïz oppose des rejets systématiques aux demandes d’agréments des nouveaux partis. S’agit-il d’un verrouillage ou d’une entrave sélective?

La boîte de Pandore de création de partis ouverte en 2011 n’est pourtant pas close. Ali Benflis qui a annoncé le dépôt du dossier de demande d’agrément de son parti, le mois de juin, ne semble pas sur la voie d’obtenir de sitôt son récépissé de dépôt. Le parti a attendu 5 mois, soit de juin à novembre dernier, pour pouvoir enfin déposer le dossier de demande de tenir un congrès constitutif. Contacté avant-hier, le chargé de cette tâche organique, Azzouz Nasri indique qu’ «après avoir déposé le dossier le 11 novembre dernier au ministère de l’Intérieur et rectifié la procédure comme il nous a été exigé, à savoir remplacer l’engagement collectif par des engagements individuels des membres fondateurs, aucune réponse ne nous est parvenue depuis, de la part du ministère de l’Intérieur». Deux correspondances pour l’obtention d’un rendez-vous ont été envoyées le 8 novembre dernier.

La première a été adressée au sous-directeur chargé des associations à caractère politique et la deuxième au directeur général des libertés publiques du département de l’intérieur. Cependant, «aucune réponse officielle n’a été communiquée», selon M.Nasri. Sauf qu’officieusement, étant donné le nombre important de demandes d’agrément, un programme des rendez-vous en cours de validation sera établi prochainement par le ministère de l’ Intérieur. Toutefois, M.Nasri soulignera qu’une fois toutes les voies de recours épuisées, notamment après la saisine du ministre de l’Intérieur, le parti de Benflis «sera contraint de saisir la justice». Ce parti compte 270 membres fondateurs, parmi eux d’anciens ministres. De son côté, l’ancien premier secrétaire national du FFS, Karim Tabbou, n’a toujours pas obtenu l’autorisation lui permettant de tenir le congrès constitutif de son parti (UDS). La dernière organisation à subir le blocage est l’Association algérienne des droits de l’homme (Aadh).

Les responsables de cette nouvelle organisation n’ont pas pu obtenir l’agrément de leur association. Ils ont déposé le dossier en juin dernier au niveau du ministère de l’Intérieur, mais la réponse n’arrive toujours pas.

D’autre part, le ministère de l’Intérieur a accordé l’agrément à plus d’une cinquantaine de partis après la promulgation en fin novembre dernier de la nouvelle loi organique sur les partis de 2011. Après un gel total, la période allant de 2011 à 2013 a connu un tsunami d’agréments dans le cadre de la création de nouveaux partis politiques.

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