Une agriculture performante, base d’une industrie agroalimentaire compétitive

  • Réforme du foncier agricole par :
    • L’accélération  de  l’assainissement des situations foncières  et  des  attributions  de droits de concession (terres domaniales),
    • La  révision  des  statuts  des  exploitations  agricoles  pour  une  refonte  de  la gouvernance  des  exploitations  et  la  mise  en  place  de  groupements  et  de coopératives agricoles pour une mutualisation des moyens et des surfaces cultivées (agrandir  les  surfaces  cultivées,  mise  en  commun  des  moyens  et  matériels, commercialisation commune des produits agricoles).
    • Introduction  de  contrats  de  concession sur  les terres  domaniales  et  les  fermes pilotes avec un bail à 99 ans.
    • Mise en concession des terres agricoles inexploitées relevant du domaine privé de l’Etat,  ainsi  que  certaines  fermes  pilotes  pour  développer  des  pôles agroalimentaires intégrés.
    • Introduction du  cadre  légal et des  incitations fiscales et de financement pour  le règlement des situations d’indivision et l’exploitation des terres en indivision.
  • Protection et valorisation de la vocation agricole des terres par :
    • Mise en œuvre d’une politique visant à augmenter les surfaces agricoles, sylvicoles et les surfaces de pâturage selon une approche différenciée par région.
    • Lancer une politique de reboisement et de replantation des cultures traditionnelles protectrices des sols et faiblement consommatrices en eau.
    • Encourager  la mise en valeur de terres dans les Hauts‐Plateaux et le Sud.
  • Révision des mécanismes de financement de la CNMA par :
    • La refonte des dispositifs d’aides de soutien à l’agriculture.
    • La facilitation de l’accès au financement et de l’accompagnement bancaire.
  • Appui à la modernisation et à la professionnalisation de l’agriculture par :
    • La  mise  en  place  de  mesures  incitatives  aux  fellahs  et  aux  agriculteurs  pour l’introduction  des  techniques  agraires  modernes  pour  l’optimisation  des rendements, l’irrigation et la rationalisation des ressources en eau.
    • Le  lancement  d’un  vaste  programme  de  formation  et  de  mise  à  niveau  aux techniques modernes de gestion et d’exploitation agricoles.
    • L’initiation  d’une  politique  de formation  professionnelle  aux métiers  agraires  et agroalimentaires modernes.
    • L’appui à la normalisation et la labellisation des produits de la filière agricole.
  • Introduction de modèles pilotes d’agrégation de producteurs organisés en  coopératives pour mettre en place de nouveaux Pôles Agroalimentaires Intégrés (PAI).
  • Amélioration de la qualité de la régulation des filières et des  marchés agricoles.
  • Renforcement du système d’information statistique agricole pour permettre à l’ensemble des  acteurs  (pouvoirs  publics,  chercheurs,  opérateurs)  de  disposer  d’une  information fiable,  actualisée  et  exhaustive  afin  de  mieux  réaliser  leurs  missions.  Le  Système d’Information pour le Programme de Soutien au Renouveau  Rural et le Système National d’Aide  à  la  Décision  pour  le  Développement  Rural seront  en  particulier  renforcés  et serviront de tableau de bord à la gestion du secteur du développement rural et agricole.
  • Accentuation de l’effort de modernisation de l’administration agricole pour assurer une meilleure  gouvernance  publique.  Les  contrats‐programme  de  Wilaya,  dotés  d’objectifs quantitatifs de production et de productivité par type de culture, seront en outre rendus publics et réhabilités comme système d’évaluation des politiques publiques locales dans le domaine agricole.
  • Accélération du développement de la recherche pour une meilleure valorisation des terres agricoles et l’adaptation des cultures au climat.
  • Accompagnement et appui à la professionnalisation et l’industrialisation de la pèche et du secteur  halieutique,  de  l’aquaculture/  piscicole,  ainsi  que  l’intégration  des  filières  de transformation alimentaire, leur modernisation, la  normalisation et l’exportation.
    • L’initiation d’une politique de formation professionnelle aux métiers de la pêche et de l’industrie halieutique.
  • Création d’un Conseil National de l’Agriculture et de la Sécurité Alimentaire pour plus de synergies    et  une  meilleure  coordination  entre  les  différents  acteurs:  producteurs, transformateurs,  distributeurs, financiers,  instituts  de formation,  instituts  de recherche consommateurs, pouvoirs publics, chambres etc.

Articles connexes